s Fiches individuelles
s
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RENARD Anne

Curiosité : Déclaration de grossesse
Date et lieu :18 avril 1715 à Arçay (86200), FRANCE
Notes :Perrine fille de père inconnu et d’Anne Renard a
esté baptisée le jeudy absolu dix huit avril mil sept
cens quinze ses parrain et
marraine jacques Christon
et Perrine Renard qui ont déclaré ne
scavoir signer.

En marge :
Cette fille a conformémént aux Edits du roy a fait la déclaration chez Mr Fournier substitut du procureur
du roy et chez Mr Naudin son lieutenant criminel à Loudun dès le mois
de novembre dernier oú elle a déclaré qui est le père de l’enfant.

AD 86 BMS 1713/1732 page 23
RENARD Mathurin

Curiosité : Mort de faim
Date et lieu :19 janvier 1694 à Leugny (86220), FRANCE
Notes :Mort de faim.
RENAUDOT Théophraste

Curiosité : Remèdes
Notes :Théophraste Renaudot originaire de Loudun composition de son polychreston
1- racine d’oeillet sauvage
2- cinnameme
3- bois d’aloes
4- dounentille
5- quinquefeuille
6- origan
7- impériale
8- angélique
9- galangu
10- scordium
11- scabieuse
12- scorcenère
13- fenouil
14- dictamus
15- verbascum
16- majoraine
17- basilic
18- absinthe
19- zédouaire ou antoué
20- ambre
21- corail
22- menthe
23- véronique
24- verveine
25- hypericum
26- lierre terreste
27- épi de lavande
28- chardon béni
29- reine des prés
30- chamedup
31- corne de caf
32- ivoire
33- pacoine
34- isope
35- iris
36- figues
37- réglisse
38- coingt
39- noix de muscade
40- myrobolan
41- stoech
42- sauge
43- fleur de romarin
44- girofle
45- grains de genièvre
46- poivre
47- anis
48- agrimoine
49- pimprenelle
50- santauxt
51- acore
52- semence de lithosperme
53- bardane
54- milleperthuis
55- armoise
56- calament
57- siseli
58- serpolet

Il est dit à base de plante. sauriez vous repérer les ingrédients qui ne
sont pas des plantes?

Relevés GE86
RENAULT Pierre

Date et lieu :17 octobre 1781 à Angliers (86330), FRANCE
Union 1 :GIGON Louise(1781)
RENAULT Thomas

Curiosités : Peine de Mort
Déserteur
Date et lieu :3 août 1765 à Poitiers (86000), FRANCE
Notes :Deux actes de décès contenus dans
le registre de la paroisse de Poitiers Ste Triaise 1756-1766 vue 91. Ce sont
deux soldats, Jean Austault et Thomas Renault, condamnés pour désertion.
Thomas le 3 août 1765 et Jean le 29/8/1765. Voici le relevé de l’acte de
décès de Jean Austault : " Acte de décès de Jean Austault surnommé
divertissant, soldat du régiment des recrues provinciales de Poitiers
compagnie de l’estrade condamné par le conseil de guerre à avoir la teste
cassée pour désertion, ont été présents à ses funérailles messieurs….. "
suivent les noms de 3 militaires chargés de procéder à l’inhumation.

Auteurs Jacques Arlaud et Robert Vivier GE86.
REVOLUTION Anché

Curiosités : Z- ADV- IN 4 1016
Révolution- Etats Généraux
Date et lieu :1789 à Anché (86700), FRANCE
REVOLUTION Antigny 01

Curiosités : Z-Contributeur Coussay Fred (GénéaBlogique)
1789 Révolution
Date et lieu :1789 à Antigny (86310), FRANCE
Notes :Le 14 Juillet de cette année, le Roy louis XVI qui était
despote et avait choisi des ministres qui absolvaient tous
les revenus de la france, après avoir assemblé les états -
généraux et voyant que le tiers état s’était constitué en
assemblée nationanale, avait fait assembler les troupes
pour ruiner Paris et toutes les principales vielle de la
France et accabler le peuple et le réduire dans une plus
cruelle servitude qu’il n’est sous le Turc, le peuple de
Paris se souleva, mit le siège devant la Bastille que
l’on pouvait nommer un veritable enfer, l’emporta
d’assaut, la démolit et fit en sorte que le Roy quitta
Versailles et que l’assemblée Nationale le suivit et fit
ensuite la guerre à tous les abus, régénéra l’empire
français, lui donna la plus heureuse constitution
inimaginable, les place et employ ne se donnant qu’au
mérite et toutes les distinctions abolie, plus de noblesse,
plus d’ordre du clergé qui s’était avili et vendu tout
à fait méprisable par les trop grandes richesses dont il
abusait dans toutes sortes de désordres les plus affreux.
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Source ADV Antigny 1787-1792 page43.
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Relevé par Fred Coussay GénéaBlogique.
La révolution française vue par le curé d’Antigny.
REVUE DE PRESSE ANCIENNE 1773

Curiosités : Maternité
Naufrage
Santé
Astronomie
Statistiques
Date et lieu :28 janvier 1773
Notes :Statistiques

Pendant l’année 1772, il est mort sur la paroisse de Notre-Dame de la ville de Nyort, 189 personnes : il y a eu 232 baptêmes, & 74 mariages. Pendant l’année 1771, il y avoit eu 153 morts, 47 mariages, & 230 baptêmes. La population gagne dans cette ville là. (Nous devons cette note & la nouvelle de la mort de M. de Mougon, à M. Bion, Curé de Notre-Dame de Nyort, qui veut bien prendre à nos Feuilles, l’intérêt d’un bon citoyen. Nous espérons que son exemple sera suivi. Nous recevrons avec reconnoissance ses secours & ses conseils.)
AANADPP - n 4 du 28/1/1773, p. 14
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Epidémie de triplés Les triplés d’Aizenay

De Palleau, le 13.
Si les accouchements triples étoient heureux, la Province de Poitou seroit bientôt la plus peuplée du Royaume. Voici un troisieme exemple depuis un mois. La femme de Pierre Gloiriau, Tisserand à Aizenay, Bas-Poitou, mariée depuis 6 ans, & n’ayant point encore eu d’enfants, est accouchée de trois enfants mâles, un le Lundi, & deux le lendemain. Le premier a été baptisé à la maison ; & les deux autres à l’Eglise. Ils n’ont vécu tous trois que quelques heures.
AANADPP - n 4 du 28/1/1773, p. 14
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L’anorexique suite et triste fin (prévisible)

Nouvelles de la Province
Des Herbiers, le 17.
On ne dissertera plus, & on ne fera plus de plaisanteries à l’occasion de la femme Rigaudeau, du lieu de St Mars-la-Réorthe, qui n’a ni bu, ni mangé, ni dormi depuis 8 mois. Cette femme vient de mourir. A tout prendre, cette abstinence ne devroit pas paroitre plus extraordinaire que l’état d’une fille de Clisson, en Bretagne, âgée de 55 ans, morte en Novembre 1771, qui dormoit 8 ou 15 jours de suite & quelquefois trois semaines sans prendre aucune nourriture, & qui, lorsqu’elle étoit éveillée, restoit souvent 8 ou 15 jours sans pouvoir proférer une parole. On peut mettre encore sur la liste des événements merveilleux, cette fille du Vivarais, qui tous les ans, depuis 30 ans, s’endort précisément le premier Mars, reste immobile dans un état de mort, & ne se réveille que le 19 du même mois, précisément à minuit (Voyez les Etrennes Mignones de l’année 1773.)
Il faut avouer que tous ces faits peuvent servir de Mémoires bien intéressants pour l’Histoire du 18e siecle. Remarquons en passant que les hommes ne sont point sujets à des maladies aussi singulieres. Il seroit peut-être curieux d’examiner pourquoi les femmes ou filles y sont, seules, exposées.
AANADPP - n 4 du 28/1/1773, p. 14
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Mine d’antimoine

Exploitation d’une Mine d’Antimoine.
On découvrit, il y a quelques années, une mine d’Antimoine, près le Château de la Ramée, paroisse du Boupaire, à une lieue de Pouzauges, en Bas-Poitou. On essaya de l’exploiter ; on en fût bientôt dégoûté par l’abondance des eaux, qui dérangeoient chaque jour les Travailleurs, & parvinrent à les chasser de la mine. On vient de reprendre ce travail, qui a plus de succès. Trente à quarante ouvriers y sont actuellement occupés. Le produit est considérable. On a trouvé le secret de détourner les eaux. Il y a près de cette mine un puits dont l’eau est minérale, & propre, dit-on, à guérir plusieurs maladies chroniques. La découverte de cette mine offre une ressource, puisqu’elle occupe des bras. On fait que l’Antimoine a donné lieu à de grandes contestations 1566, sa nature n’étant pas encore bien connue, un Decret de Médecine, confirmé par l’Arrêt du Parlement, en proscrivit l’usage. Malgré ces ordres, Paumier de Caen, grand Chimiste & habile Médecin, prévoyant le grand avantage qu’on pourroit en tirer en Médecine, osa s’en servir en 1609, & fut dégradé. Ce n’est qu’avec lenteur, & après avoir lutté contre l’espece humaine, qu’on parvient à lui être utile. La vertu de ce minéral fut enfin reconnue, & il fut inséré dans le livre des Médicaments en 1637. L’Antimoine, manié par des mains habiles, est devenu une des bases fondamentales des remedes capitaux. L’Art est parvenu à le maîtriser & à lui faire produire les effets de vomitif, de purgatif, ou de simple altérant. On en fait le kermès minéral, le tartre émétique, le souffre doré d’antimoine, & une multitude d’autres préparations. Il est aussi d’usage dans les Arts : on s’en sert pour purifier l’or & pour polir les verres ardents. Mêlé au cuivre, il rend le son des cloches plus fin ; mêlé en petite quantité avec le plomb, il forme les caractères d’imprimerie : il rend l’étain plus blanc & plus dur. L’émail jaune de la fayance se fait avec de l’antimoine, la suie, le plomb calciné, le sel & le sable. (Voyez le Dict. d’Hist. Nat. Par M. de Valmond.)
AANADPP - n 4 du 28/1/1773, p. 14

Commentaire : Malgré les apparences, le titre n’a rien d’anticlérical.

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Aurore boréale

PHENOMENE
Le Samedi, 16 de ce mois, vers les 6 heures & demie du soir, environ deux heures après le coucher du soleil, à la suite d’une pluie légère, dont le nuage s’étoit dirigé du nord au sud, & l’athmosphere étant devenue claire et sereine, des Voyageurs qui revenoient de Châtellerault, apperçurent, tout-à-coup, sur leur droite, au nord-ouest de Poiriers (sic), d’oú ils étoient alors éloignés d’un peu plus d’une lieue, un Phénomene singulier, qui éclaira leur marche pendant plus d’une heure. C’étoit un très grand nombre de flammes, ou gerbes de feu, en forme de barre ou chevron, élevées perpendiculairement audessus de l’athmosphere, dans la moyenne région de l’air, & conservant entr’elles une distance que l’œil jugeoit être d’environ un pied. Une de ces flammes cependant étoit beaucoup plus éloignée des autres, & pouvoit être regardée comme le chef de la colonne. La couleur de feu de toutes ces flammes étoit, dans le principe, d’un jaune pâle. Elles resterent pendant quelque temps, comme suspendues & immobiles dans leur position. Ensuite la colonne s’ébranla, & dirigea dans le même ordre sa marche vers l’est, puis tout-à-coup, la gerbe qui précédoit toutes les autres s’étant dissipée par un éclair qui brilla extraordinairement, ce fut, si on peut s’exprimer ainsi, comme un signal ; toutes les flammes se réunirent & formerent une seule masse de feu, d’un rouge de sang très vif, qui répandoit au loin la lumiere la plus éclatante, & continua sa marche dans cet état, toujours à la même élévation. Enfin cette masse se déploya peu à peu, & se divisa en deux parties, dont l’une suivit la route de l’est, & l’autre prit celle de l’ouest. Leur lumiere redevint alors d’un pâle clair, de sorte que l’on voyoit très distinctement les étoiles à travers la nuée de feu, qui se portoit vers l’ouest. Les Voyageurs perdirent bientôt le plaisir & le secours de ce spectacle curieux par le retrécissement de l’horizon, borné à gauche par la ville de Poitiers, à droite par les côteaux, qui l’entourent dans cette partie. Les circonstances de ce Phénomene méritoient d’être décrites. Il aura peut-être été apperçu dans d’autres contrées. Il fut aussi remarqué de la ville même, par quelques personnes qui le virent passer sur l’étang de St Hilaire, audessous & au sud-ouest de ses murs. Ce sont sans doute de ces météores-igné, ou feux-follets, qui se voyent dans les lieux d’oú s’élevent des parties volatiles-inflammables, tels que les cimetieres, les gibets, les lieux marécageux, & oú l’on tire de la tourbe. Ils paroissent plus communément en été & au commencement de l’automne, sur-tout dans les pays chauds. Ces feux-follets, ou feux-électriques, qui quelquefois volent à peu de distance de la terre, & paroissent aller çà & là à l’aventure, sont la terreur des gens de la campagne, qui leur attribuent la malice de chercher à égarer les voyageurs, parce qu’ils fuient ceux qui les poursuivent, & poursuivent ceux qui les fuient : effet tout naturel produit par l’air comprimé,, qui chasse cette flamme légère devant celui qui la poursuit, tandis qu’elle paroit pousuivre celui qui fuit, parce qu’elle se précipite dans le vuide qu’il laisse en fuyant. Lorsqu’on les saisit, on trouve que ces exhalaisons enflammées, ne sont autre chose qu’une matiere lumineuse, glaireuse comme le frai de grenouille, & qui n’est ni brûlante ni chaude. Au surplus, nous n’avons pas vu ce Phénomene ; nous ne le rapportons que d’après le récit d’un Voyageur. Si cette nuée de feu ne se fût pas divisée en deux colonnes, dont l’une suivit la route de l’est, & l’autre prit celle de l’ouest, on pourroit soupçonner que c’est une aurore boréale. Elles paroissent ordinairement du côté du nores, deux ou trois heures après le coucher du soleil. Elles se montrent communément l’hiver ; au lieu que les météores-ignés ou feux-follets ne paroissent guere que dans l’été. Les aurores boréales sont presque toujours fixes dans le même aspect, & éclairent mieux le ciel que le font les météores ordinaires, qui changent souvent de position, que l’on appelle par cette raison « ambulones, & qui sont plus près de la terre. L’aurore boréale est aussi une colonne de feu, qui prend mille couleurs, mille formes différentes, & a différents mouvements. Plusieurs représentent un arc simple ou double. D’autres ressemblent à des drapeaux qu’on feroit voltiger dans l’air, & par les nuances des couleurs dont elles sont teintes, on les prendroit pour de vastes bandes de ces taffetas que nous appellons « flambés ». Quelquefois elles tapissent certains endroits du ciel en écarlate. Lorsque ce Phénomene est dans sa plus grande magnificence, une espece de couronne lumineuse se forme vers le zénith. C’est un beau spectacle pour les Philosophes. Le peuple qui s’effraie de tout, parce qu’il est ignorant, croit y voir des chars enflammés, des armées combattantes & mille autres prodiges. Les aurores boréales sont très communes chez les peuples voisins des pôles ; elles sont pour eux un dédommagement de l’absence du soleil. M. de Maupertuis dit avoir vu dans ce pays, des nuits qui auroient fait oublier l’éclat du plus beau jour. On prétend qu’il n’en a été apperçu fréquemment en Europe que depuis 1716, & très rarement avant cette époque. Les Observateurs étoient sans doute plus rares. On en vit une à Lisbonne, en 1764, qui dura plus de 4 heures. (Voyez le Dict. d’Hist. Natur.)
AANADPP - n 4 du 28/1/1773, pp. 15-16

Extrait d’une Lettre écrite des environs de Bressuire, le 19.
Nous avons apperçu, ici, samedi 16, vers les neuf heures du soir, un Phénomene extraordinaire. C’étoit comme une nappe de feu qui voltigeoit dans l’air. D’abord elle étoit quarrée, puis elle devint longue, & disparut après avoir éclairé long-temps l’athmosphere. Nous avons eu la nuit du 17 au 18 un ouragan affreux, mêlé de vent & de tonnerre. Il pleut considérablement depuis quelques jours : ce qui nous fait craindre qu’en plusieurs endroits les eaux ne déracinent les bleds, & n’emportent l’engrais des terres. Ce temps, à la suite du peu de gelée que nous avons éprouvé, acheve de rendre les chemins abominables dans notre contrée, oú naturellement ils ne sont pas beaux. Voilà une saison bien rigoureuse.
AANADPP - n 5 du 4/2/1773, p. 19

Commentaire : Le phénomène observé est sans nul doute une aurore boréale. Il est surprenant que le rédacteur ne l’ait pas compris. Il n’a évidemment aucun lien avec la tempête sur Bressuire.
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Naufrage

La nuit du 17 au 18 de ce mois, un grand Bâtiment à 3 mâts, s’est perdu sur la pointe de l’Eguillon, près St Michel-en-l’Herm. On en ignore le nom. Ce Bâtiment est encore droit, & ses mâts debout. On y a envoyé du secours de l’Isle-de-Rhé. …
AANADPP - n 4 du 28/1/1773, p. 16



Auteur(s) : Alain TEXIER
Contributeur GE86
REVUE DE PRESSE ANCIENNE 1774

Curiosité : Allaitement
Date et lieu :3 mars 1774
Notes :Allaitement fatal.

Lettre écrite du Haut-Poitou
On m’a parlé depuis peu de jours d’une femme qui avoit nouri six enfans de son mariage, & qui les a perdu tous six, à peu près à la même époque, savoir à l’âge d’environ trois ans, par des maladies très-semblables, dont je crois pouvoir attribuer la cause & l’analogie à la mauvaise pratique qu’avoit suivi cette mere, de retirer son premier enfant de nourice, après être accouché du second, & de lui donner un lait que la nature n’avoit pas préparé pour lui. Elle a continué de cette sorte jusqu’au sixieme, sur l’idée qu’elle avoit que son lait étoit dans cette circonstance plus abondant que celui des nourices, & elle a été punie de s’être crue plus sage que la nature. Je viens de m’informer du fait, à cette femme même, qui m’est convenue que ce malheur lui est arivé par son imprudence. Ses six enfans sont morts hydropiques ; le septieme qu’elle a nouri dès l’instant de sa naissance & qui est parvenu à l’époque fatale à ses frères, est dans un état de santé & de vigueur qui confirme les torts de sa mere & justifie ses regrets. C’est l’épouse d’un honête bourgeois de ma connoissance qui consent que l’on publie ce qui lui est arivé, pour avertir peut-être quelques meres, du danger qu’il y a de s’éloigner de la route que nous a tracé la nature.
Affiches du Poitou, n 9, du 3 mars 1774, page 38

REVUE DE PRESSE ANCIENNE 1774

Curiosité : Anecdote
Date et lieu :3 mars 1774 à Airvault (79600), FRANCE
Notes :
ANECDOTE
Au mois d’Août 1770, un Laboureur du village de Borc, sous Airvault, trouva entre Borc et Assais, vis-à-vis Jumeau, sur le chemin de Thouars à Assais, une grosse valise de cuir fermée d’un cadenat, qu’il eut bien de la peine à lever. Il se servit des cordeaux de son atelage pour la faire tirer par ses mules dans un champ voisin, oú il la couvrit de terre. Trois quarts d’heures après, il vit venir un homme ayant une mauvaise redingote blanche, un chapeau brodé, & monté sur un très beau cheval noir, lequel lui demanda s’il n’avoit rien trouvé ; la premiere réponse du Laboureur fut négative ; l’inconnu ayant répliqué qu’il avoit perdu une valise, le Laboureur convint de l’avoir trouvéé, & exigea avant de la rendre, que cet inconnu se dépouillât ; il vouloit apparemment voir s’il n’avoit point des armes ; l’inconnu fit ce que le Laboureur exigeoit. La valise fut rendue ; ils eurent beaucoup de peine à la remettre sur le cheval de l’inconnu, qui se hâtoit beaucoup, qui dit au Laboureur qu’il y avoit trois nuits qu’il n’avoit dormi, & qui partit sans lui rien donner, prenant la route de Poitiers ; mais le Laboureur avoit déjà éventré la malle, qui étoit pleine de bourses remplies d’or & d’argent, & en avoit pris quelques pièces, entr’autres une pièce d’Espagne. L’inconnu avoit bien apperçu que la malle étoit percée & il n’en dit rien.
Affiches du Poitou, n 9, du 3 mars 1774, page 40


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Contributeur GE86.
REVUE DE PRESSE ANCIENNE 1776

Curiosités : tempête
Anecdote
Orage
Médecine
Date et lieu :1776
Notes :REVUE DE LA PRESSE ANCIENNE
N 10


Extraits des Affiches du Poitou

Encore un allaitement fatal.

Lettre écrite du Haut-Poitou
On m’a parlé depuis peu de jours d’une femme qui avoit nouri six enfans de son mariage, & qui les a perdu tous six, à peu près à la même époque, savoir à l’âge d’environ trois ans, par des maladies très-semblables, dont je crois pouvoir attribuer la cause & l’analogie à la mauvaise pratique qu’avoit suivi cette mere, de retirer son premier enfant de nourice, après être accouché du second, & de lui donner un lait que la nature n’avoit pas préparé pour lui. Elle a continué de cette sorte jusqu’au sixieme, sur l’idée qu’elle avoit que son lait étoit dans cette circonstance plus abondant que celui des nourices, & elle a été punie de s’être crue plus sage que la nature. Je viens de m’informer du fait, à cette femme même, qui m’est convenue que ce malheur lui est arivé par son imprudence. Ses six enfans sont morts hydropiques ; le septieme qu’elle a nouri dès l’instant de sa naissance & qui est parvenu à l’époque fatale à ses frères, est dans un état de santé & de vigueur qui confirme les torts de sa mere & justifie ses regrets. C’est l’épouse d’un honête bourgeois de ma connoissance qui consent que l’on publie ce qui lui est arivé, pour avertir peut-être quelques meres, du danger qu’il y a de s’éloigner de la route que nous a tracé la nature.
Affiches du Poitou, n 9, du 3 mars 1774, page 38

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La valise

ANECDOTE
Au mois d’Août 1770, un Laboureur du village de Borc, sous Airvault, trouva entre Borc et Assais, vis-à-vis Jumeau, sur le chemin de Thouars à Assais, une grosse valise de cuir fermée d’un cadenat, qu’il eut bien de la peine à lever. Il se servit des cordeaux de son atelage pour la faire tirer par ses mules dans un champ voisin, oú il la couvrit de terre. Trois quarts d’heures après, il vit venir un homme ayant une mauvaise redingote blanche, un chapeau brodé, & monté sur un très beau cheval noir, lequel lui demanda s’il n’avoit rien trouvé ; la premiere réponse du Laboureur fut négative ; l’inconnu ayant répliqué qu’il avoit perdu une valise, le Laboureur convint de l’avoir trouvéé, & exigea avant de la rendre, que cet inconnu se dépouillât ; il vouloit apparemment voir s’il n’avoit point des armes ; l’inconnu fit ce que le Laboureur exigeoit. La valise fut rendue ; ils eurent beaucoup de peine à la remettre sur le cheval de l’inconnu, qui se hâtoit beaucoup, qui dit au Laboureur qu’il y avoit trois nuits qu’il n’avoit dormi, & qui partit sans lui rien donner, prenant la route de Poitiers ; mais le Laboureur avoit déjà éventré la malle, qui étoit pleine de bourses remplies d’or & d’argent, & en avoit pris quelques pièces, entr’autres une pièce d’Espagne. L’inconnu avoit bien apperçu que la malle étoit percée & il n’en dit rien.
Affiches du Poitou, n 9, du 3 mars 1774, page 40

Commentaire : Ce n’est pas très clair, tout ça. Je soupçonne quelques pressions assez musclées pour que le Laboureur lâche si facilement le morceau. Avec plusieurs dizaines de kilos d’or et d’argent (il fallait être deux pour monter la valise sur un cheval), il aurait eu la meilleure des raisons de se taire !
Quand au voyageur qui trotte ou galope (il paraît pressé) avec une valise percée de cette sorte, le petit Poucet n’aurait eu aucun mal à assurer la subsistance de sa pauvre famille pendant quelques siècles.

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Orage meurtrier

De Champagne-Mouton, 23 Février.
Il a fait tout le jour un temps afreux, qui a été marqué par un événement funeste. Il s’est élevé dès ce matin un vent très-impétueux. Vers les neuf heures, l’air étoit chargé de nuages épais, menaçans de grêle, & il en est tombé. On a entendu du tonerre au loin, & cela paroissoit extraordinaire dans cette saison. On n’a pu en douter vers les onze heures ; il a été fort, & à midi tout l’atmosphere a paru comme en feu. A la suite d’un éclair très-vif, la foudre est tombée avec le plus grand fracas sur le colombier de la maison de la Simonie, apartenant à M. Fouquet de la Boissiere, Inspecteur des Domaines du Roi en la Généralité de Poitiers. Les murs de ce colombier, quoique très-épais, ont été renversés ; delà la foudre a pénétré dans la boulangerie, oú elle a tué un domestique, que l’on a trouvé écrasé & à demi consumé sous les ruines de ce bâtiment ; Elle a ensuite traversé une grande cour, & est entrée dans la cuisine, oú se trouvoient dans ce moment Madame Fouquet avec ses enfans & ses domestiques, qui ont tous été renversés, mais sans recevoir aucun mal. Les effets de ce météore sont toujours aussi singuliers qu’éfrayans.
Affiches du Poitou, n 10, du 7 mars 1776, page 28

Commentaire : Foudre en boule ?

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Tempête

De St-Gilles-sur-Vie, 30 Décembre (1775)
Dimanche dernier, 24, nous essuyâmes une tempête furieuse depuis midi jusqu’à 6 heures du soir. Toutes les barques qui étoient dans le Port faillirent périr ; les câbles & cordages de 4 furent brisés ; celle du Capitaine Petit fut jetée sur le quai. Heureusement c’étoit à l’issue des Vêpres, il s’y porta beaucoup de monde, on la secourut à propos. Le même jour trois jeunes gens de Notre-Dame de Riez, se promenant dans une Yole, l’un d’eux eut peur, se pencha, l’Yole se renversa ; il s’est sauvé, mais les deux compagnons se sont noyés. Le Lundi le temps fut calme ; on aperçut au large devant notre rade 5 grôs bâtimens, dont deux étoient démâtés. Le Mardi on trouva sur la côte de St-Hilaire-de-Riez un grand mât d’environ 23 pouces ce diametre, une vergue de 62 pieds de long, un mât de hune cassé, des vergues, des gréemens ; tous ces effets sont de proportion à faire juger qu’ils sont d’un bâtiment de 600 tonneaux. On trouva aussi sur la côte de Notre-Dame de Mont, 4 hommes noyés ; & on voit à la mer un petit bâtiment flotant au gré des eaux.
Affiches du Poitou, n 2, du 11 janvier 1776, page 8

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La cataracte

Lettre de M. Faulcon, Avocat, à Châtellerault, à M. JOUYNEAU DESLOGES
L’Histoire d’une opération de la Cataracte faite par un Chirurgien de cette ville, ne paroîtra pas sans doute déplacée dans votre Feuille. Elle piquera d’autant plus la curiosité, qu’elle a réussi sur une persone âgée de 78 ans. Au moins devra-t-elle plaire aux vieillards affligés de la même maladie, qui se la feront lire. Cette opération a été faite à Madame de Lagorse, demeurant au bourg de Château-Poinsat, près Limoges, mere de M. de Lagorse, Président-Trésorier de France à Riom. Elle avoit la Cataracte aux deux ieux depuis environ 4 ans, lorsqu’elle entendit parler de la dextérité de M. Dupré, Chirurgien, nouvélement établi à Châtellerault. (…). Elle l’appela au mois de Novembre dernier. L’opération fut faite le 13, & fut très heureuse ; les effets en eussent été probablement assez prompts, si la malade se fût bien conformée au régime : & ce n’a été qu’après 35 jours de soins & de traitemens qu’elle a recouvré l’usage de la vue. Quel bonheur ! quelle satisfaction ! après 4 ans d’aveuglement ! qui pouroit exprimer les transport d’une telle joie ? .. Il est à observer que cette Dame a un œil moins vigoureux que l’autre ; ce qui vient selon toute apparence, d’une légere inflammation & de trois accès de fievre, qu’elle s’étoit bien attirés après l’opération. On doit conclure de ce fait, qu’on peut être opéré de la Cataracte à tout âge. Il est même une nouvelle preuve que l’humeur vitrée ne participe point à l’embaras du crystallin. Ce succès qui fait honneur à M. Dupré, a été précédé par bien d’autres du même genre ; Disciple du célebre M. Deshayes-Gendron, il a opéré par Extraction, & non par Abaissement. Chacun sait aujourd’hui la supériorité de la premiere méthode. Les connoissances que j’ai été à même d’acquérir dans cette partie, m’ont porté à lui rendre le présent témoignage qui lui est dû bien légitimement. (7 Janvier 1776)
Affiches du Poitou, n 3, du 18 janvier 1776, page 11

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Contributeur GE86
REVUE DE PRESSE ANCIENNE Février 1773

Curiosités : Santé
Science
Meurtre
Curiosité
Date et lieu
Date et lieu :28 février 1773
Notes :Recette à la Cigu

Suite Mémoire de M. de la Garde, sur la Cigu
ADP - n 6 du 11/02/1773, pp. 23
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Bris de clocher (coup de foudre)

Extrait d’une Lettre écrite de Palluau, en Bas-Poitou, le 29 Janvier.
La nuit du 27 au 28 de ce mois, le tonnerre est tombé sur l’Eglise du Poiré, sous la Roche-sur-Yon ; il a renversé une partie du grand Autel, brisé totalement un autre Autel, cassé toutes les vitres, rompu par le milieu le pignon qui sépare la Nef d’avec le Chœur, entièrement dépouillé le Clocher & la majeure partie de la Nef, considérablement endommagé plusieurs Piliers, & ce qu’il y a de plus fâcheux, la Voûte même du Chœur, de sorte que l’état actuel de cette Eglise, fait le plus triste spectacle, on n’y entre qu’avec frayeur. La Fabrique s’étoit épuisée pour l’embellir. Tous les ouvrages utiles & de décoration étoient finis depuis peu. On estime le dommage plus de 20 mille livres. Le St Sacrement a été transféré dans la Sacristie. On sera forcé de dire la Messe dans des Chapelles qui sont bien étroites pour contenir le peuple de cette Paroisse, qui est la plus étendue & la plus peuplée de tout le Diocese de Luçon. Le Presbytere, voisin de l’Eglise, a ressenti très vivement les effets du tonnerre ; cependant jusqu’à présent il n’y a que des vitres cassées, & une porte brisée ; mais le Chœur de la Nef ne tient à rien ; si malheureusement il vient à tomber, il écrasera nécessairement le Presbytere, ou la Nef de l’Eglise.
On apprend par d’autres lettres, que le même jour 27, on a essuyé dans l’Isle de Noirmoutiers, un ouragan affreux, mêlé de vent, de pluie, de grêle, de tonnerre & d’éclairs. Plusieurs barques de pêcheurs, qui étoient en mer, ont failli de périr, & n’ont regagné qu’avec peine le port, après avoir été long-temps battues par la tempête. Le moment le plus dangereux, fut vers les trois heures de l’après midi, le vent soufflant impétueusement au sud-ouest. On ne se rappelle pas dans cette isle, d’avoir jamais éprouvé une tempête aussi forte. Malgré la pluie & la grêle, toute l’athmosphere étoit en feu : on auroit dit que c’étoit l’instant d’une dissolution générale. Dans ce même temps, plusieurs personnes, qui voyageoient dans l’Isle, furent, pour ainsi dire, écrasées par la grêle. L’effroi joint à la douleur, les a mises dans l’état le plus déplorable : une femme en est morte sur le lieu, la Justice est allée lever son cadavre ; les autres erroient en faisant des cris affreux ; elle rentrerent enfin chez elles, & quelsques-unes sont en danger de mourir.
ADP - n 6 du 11/02/1773, pp. 23-24
Commentaires :

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Ouragan et tremblement de terre à St Savin

Extrait d’une Lettre écrite de St Savin, le 30

Le 28 de ce mois, il s’éleva un ouragan furieux, qui fut précédé de quelques éclairs & de coups de tonnerre, assez considérables. Quelques particuliers de notre ville, sentirent même quelques secousses de tremblement de terre. Ces secousses n’ont pas été par-tout sensibles. Un particulier qui s’en est le plus apperçu, a souffert une perte considérable dans sa maison, dont une aile a été renversée. A la campagne, le désordre a été plus frappant. Tous les arbres qui se sont trouvés à la file dans un espace de plus de trois lieues, ont été ou déracinés quoique très gros, ou cassés par la moitié de la souche, ou dépouillés de toutes leurs branches qui ont été dispersés au loin. Le toit de plusieurs maisons a été découvert, & des portes brisées, & quelques bestiaux tués ou épouvantés. L’allarme augmenta encore par les mugissements redoublés des bœufs & des taureaux échapés de leurs étables ; delà les cris des laboureurs & des bergers, qui ne croyorent pas survivre à un tel désastre. L’effroi n a rendu plusieurs immobiles, & saisis, au point qu’il a fallu beaucoup de soin pour les rassurer sur les suites du bouleversement général dont ils se croyoient menacés.
ADP - n 6 du 11/02/1773, p. 24
Commentaire : La question est de savoir si un tremblement de terre a bien eu lieu au même moment que cette tempête. Les dégâts provoqués par celle-ci ont pu masquer ceux qui auraient pu être causé par celui-là. Cela dit, et pour ce que j’en sais, il n’est pas si surprenant que les secousses aient été ressenties différemment d’un lieu à un autre : les constructions sur sol meuble (alluvions par exemple) résistent moins bien à un séisme que celles implantées sur un socle compact. Néanmoins il convient de mettre un doute raisonnable sur la réalité de ce tremblement de terre.
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Nieuil l’Espoir

ANTIQUITE
Vous avez paru curieux … de savoir qu’elle pouvoit être l’origine ou l’étymologie du surnom de « l’Espoir » donné à la paroisse de Niœuil, située à 3 lieues de Poitiers. Comme j’ai habité quelque temps cette contrée, j’ai fait des recherches, & voici quel en a été le fruit. Il y avoit autrefois à Niœuil, des forges oú l’on fabriquoit des épées, destinées pour les soldats, & sur lesquelles on gravoit ce mot « l’Espoir ». Ces forges étoient situées entre le bourg de Niœuil & la maison de la Grenouillere ; des vieillards de qui je le tiens, m’ont dit en avoir vu des vestiges il n’y a pas 50 ans. Le mot « l’Espoir », gravé sur ces armes, étoit sans doute pour marquer que la France fondoit ses espérances sur leur succès. Il est à présumer que c’est à cette époque, dont j’ignore la date, que la paroisse de Niœuil a pris le surnom de « l’Espoir », qu’elle a toujours conservé depuis. …
ADP - n 6 du 09/02/1775, p. 22

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Les faux monnayeurs

NOUVELLES
Châtellerault 15 pluviôse. Le 12 de ce mois, sur l’avis de la circulation de cinq à six pièces de six livres fausses, une femme, prévenue de la distribution, a été arrêtée avec son mari séjournant en cette commune depuis une décade ; et aujourd’hui 15, après bien des
perquisitions, le directeur du jury a saisi les instrumens (sic) de fabrication et quelques pièces : elle sont au millésime de 1726, au surplus grossièrement imitées.
PfD - n 14 du 20 pluviôse an 8, p. 3 du supplément
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Le manant et le Magistrat

Humilité chrétiene (sic)
Un Magistrat de cette ville, aussi respectable par sa piété que par toutes les qualités qui forment le bon Juge, se trouva il y a quelques années à la Table de l’Autel, pour recevoir la Communion, à côté d’un homme du peuple ; comme il y avoit foule, celui-ci s’aperçut qu’il gênoit le Magistrat & voulut se retirer en lui faisant des excuses ; « non, restez », lui dit le Magistrat ; « je ne suis pas ici plus que vous ». Belle leçon !
ADP - n 5 du 02/02/1775, p. 20
Commentaire : Ce n’était pas à la une, mais en dernière page ; mais c’était dans la presse.
Je n’ai pas encore lu si, plus tard, le Magistrat n’avait pas fait suspendre par le cou et au bout d’une corde le quidam en question.
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Auteur(s) : Alain TEXIER
Contributeur GE86
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